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Voici donc quelques coupures de presse parues à propos de notre projet "Mali 99".
l'Echo du lac Magui | Tram |Carnet de bord| Le Parisien
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Après un long voyage et quelques péripéties, nous sommes arrivés à Diataya le 7 août durant la nuit. Nous avons raté de peu la fête que le village nous préparait . Puis, lorsque nous nous sommes réveillés, nous avons pu découvrir le village et ses habitants sous un beau soleil africain. Salia Dao et Adama Traoré nous ont présentés au Diatayiens. Nous n'avions jamais autant serré de poignées de mains. L'accueil fut très chaleureux et très sincère. Une fois les présentations terminées nous sommes revenus à l'école et avons pris le repas du soir. Le lendemain, notre projet de développement pouvait commencer. Nous commençâmes avec une réunion des membres de l'APE où nous leur avons remis des cahiers et des fournitures scolaires ainsi que des livres scolaires. Puis nous leurs avons demandé ce qu'il était possible de faire dans le village. Il y avait plusieurs domaines d'activité: L'école , les bâtiments des enseignants et la cour d'école. Ensuite nous avons établi les priorités . Le lendemain 3 jeunes du groupe repartirent à Kayes pour acheter le nécessaire au projet: des arbres, du ciment, des tiges d'acier, des truelles, des burins, des serrures, de la chaux etc.… Ainsi donc nous avons repeint les deux locaux des enseignants aidés par Sadio le peintre. Puis nous avons creusé l'emplacement des arbres et nous les avons planté dans les cours du premier et second cycle. Après une longue expertise du maçon, nous avons pu commencer les travaux de maçonnerie. Nous avons également réparé de nombreuses tables et chaises fort mal en point et nettoyé les salles de cours. Nous occupions le reste du temps à nous imprégner de la vie malienne. C'est à dire discuter et écouter les habitants de Diataya. Nous avions beaucoup de choses à apprendre d'eux et de leur culture. Nous nous sommes également beaucoup amusés avec les enfants, autant en leur donnant des cours de soutient en français et en mathématiques qu'en organisant des jeux et des chants avec eux. Il y eu aussi le dernier jour, le match de football où nous n'étions en réalité pas du tout à la hauteur! Nous avons remercié tout le village de Diataya lors du grand conseil ou toutes les personnalités importantes de Diataya étaient là. Ce fut une grande soirée où tout le monde dansa et s'amusa. Nous repartîmes le lendemain en se disant que l'on reviendrait sans aucun doute. Puis nous reprîmes la route pour Kayes. Nous aurions pu faire une foule d'autres choses, mais le temps nous manquait malheureusement. Diataya est vraiment un village extraordinaire ainsi que ses habitants. Nous souhaitons remercier encore une fois le village pour son accueil et sa sympathie. Un grand merci donc à tous. Luc BERNARD (Coordonnateur du projet MALI 99)
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Je faisais parti de l’ancienne BAU de Boulogne, nous sommes parti au Mali dans un petit village éloigné de 500km de la capitale. Le projet d’échange que nous avons construit pendant 2 ans avec l’aide d’une association de ressortissant du pays consistait en la replantation d’arbre, du soutient scolaire, de la peinture de bâtiments et le financement de gros travaux dans une école. Le projet s’est déroulé à merveille. Pourtant avec le recul, ce n’est pas le contenu de mon projet qui me paraît important, mais plutôt les conséquences pour l’avenir. Si j’ai un message a donner aux équipes de BAU , c’est bien de penser à long terme. Certains d’entre vous vont partir cet été, un grand bravo à eux, mais ne pensez pas simplement aux EEUdF pensez à votre vie, croyez moi elle s’en trouvera bien modifiée après. L’ancienne BAU de Boulogne remonte un nouveau projet de grande envergure à Diataya. Nous serons 18 pour un budget de 120 000f (à trouver en 1 an). Pourquoi, car notre voyage fut tellement riche qu’il n’est pas concevable de ne pas retourner la-bas. Plus tard je voudrais aussi travailler la bas' dans la capitale. Un jour , j’ai rencontré des jeunes qui sont parti au Sénégal. Lorsque je leur ai demandé s'ils avaient trouvé ça bien, ils m’ont répondu que non, qu’ils s’étaient ennuyés. Est-ce possible ? Non évidement si on a l’esprit ouvert et que l’on sait se laisser impressionner. Vous pensez aider les populations, en fait ils vous donnerons (si vous êtes réceptifs) bien plus que vous ne leur donnerez. Je parle de l’Afrique car c’est la bas que j’ai été, mais ces quelques conseils vous donnerons la force. La force de comprendre le rythme de vie, les coutumes, les traditions. Vous n’êtes pas des touristes, alors prenez le temps de discuter avec les jeunes et les moins jeunes. Vivez votre projet avec votre cœur et nos avec vos préjugés occidentaux. Vous avez les moyens de faire bouger les choses n’hésitez pas, car il y aura peu d’autres occasions. ALPAGA (Luc Bernard)
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La B.A.U. de Boulogne présente son projet au Mali : Compte-rendu du voyage au Mali de la première B.A.U. du groupe local de Boulogne-Billancourt (1997-1999). Ce compte-rendu a pour but de raconter, au mieux, notre projet au Mali durant l’été dernier. Il a été fait à partir de notes prises, tout au long des trois semaines de voyage. J’espère qu’il permettra à certains de revivre ces formidables instants que nous avons vécus, et à d’autres de s’imaginer ce qu’à dût être cette aventure… . Voilà, bon voyage à tous !
MARDI 3 AOUT : Arrivée des B.AU. au local de Sèvres, tout se passe dans la bonne humeur, je crois que le groupe sent vraiment que le départ est pour demain, et l’excitation est à son comble. Nandou, Naja, Alpaga et moi-même avons commencé une partie de foot dans la cour du local. La soirée fut arrosée au champagne pour fêter l’ouverture de camp, effectuée par notre coordonnateur adoré : Alpaga. Là, une bataille d’eau est improvisée avec des Bonas et des seaux à travers le quartier, Naja vient de se prendre deux litres sur le coin de la figure et il remplit en ce moment une bassine pour se venger… Il est trois heures du matin, petit bilan sur la fin de la soirée avant d’aller me coucher : la Bataille d‘eau s’est terminée dans une des rues du quartier, évidemment c’est Naja qui a perdu, et tout s’est terminé en philosophant sous une Lune magnifique.
MERCREDI 4 AOUT : Départ du Local avec du retard en raison de la visite de Fred aux urgences (il s’est explosé la cheville hier soir sur une petite bordure de trottoir… !). Bref, on est parti à 9h30, chacun dans une des voitures qui nous accompagnaient, chargée de sacs ou de malles, et on est arrivé à 10h05 ! Les parents sont donc repartis, nous laissant dans la queue pour l’enregistrement des bagages, étant donné le monde qu’il y avait et le nombre de chariots embouteillés dans les allées, je me demande comment on a fait pour retrouver Samba Sylla et ses 7 sacs (qu’on devait apporter à Diataya). Quoi qu’il en soit, là on est dans la salle d’embarquement et on attend…l’embarquement porte 48. Il nous est arrivé un truc dingue, enfin juste à Delphine, Alpaga, Fred et moi, on s’est fait arrêter par les hôtesses au moment d’embarquer à cause d’une erreur d’enregistrement, et pour s’excuser, ils nous ont surclassés : on va faire le voyage en classe affaire, donc : nous disposons de 15 bons mètres carrés pour nos jambes, des accoudoirs gigantesques avec tablettes incorporées, un fauteuil amovible, un repose pied,…et de charmantes hôtesses à notre disposition ! Bon, c’est un peu lourd, car ici, …en classe affaire, on ne sait pas comment se passe le voyage pour les autres ; En tous les cas pour nous c’est le bonheur, pour le repas on a eut droit à : du caviar, des cèpes au thym, un steak tendre, des fromages, un gâteau, du thé, du Martini, un porto et un whisky ! C’est la première fois que je mange vraiment tout sur un plateau repas dans un avion… maintenant une petite sieste pour digérer et l’avion pourrait s’écraser que je m’en moquerais… Alpaga quelques commentaires sur ce voyage qui s’annonce plutôt bien ? « - C’est plus exitant qu’un putain de tigre du Bengale ! Heu…oui, mais encore ? Mieux que Space-mountain à eurodisnay ! Bon, tu m’excuse mais là on atterrit faut que je range mes affaires. » Voilà, on a atterrit, on est sortit de l’avion et une sensation d’écrasement nous a…écrasé, je pense que cela est dût au mélange de chaleur et d’humidité ! Je vous laisse imaginer le passage à la douane : tout un avion qui se déverse sur un seul guichet tenu par un flic consentieux …Je vous laisse aussi imaginer la récupération des 17 sacs que nous avions, au milieu de tous les passagers…C’était pire que Wall Steet quand le marché du jus d’orange s’effondre. Les gens criaient, s’entassaient autours des tapis roulants, ramenaient par groupe de 25 une malle de 50 Kg, qui passe de mains en mains jusqu’à son destinataire…enfin, nous, au milieu de tout ça ! On a tout récupéré (je me demande encore comment) et tout entassé dans une camionnette et on est parti pour Bamako de nuit ! C’était comme dans un rêve, chacun devait se demander ce qu’il faisait là, mais chacun était vraiment heureux d’être là ! Ensuite, le groupe nous a abandonné, Alpaga, Nandou et moi dans une sorte de gîte, et c’est là que nous sommes en ce moment, prêts à aller dans les rues pauvres de Bamako, à 23h30 pour trouver quelque chose à manger ! Nandou, des commentaires sur la sortie de l’avion ? « - La sortie de l’avion… c’est chaud et humide, on a les mains moites comme après un oral de français sur Rousseau où on sait qu’on aura pas plus de 9/20 !…Mais alors, ce que c’est beau…ou plutôt…B.A.U. ! Ah ! Ah ! Ah ! » Bon bah, une bonne nuit de sommeil effacera cet humour douteux.
JEUDI 5 AOUT : On s’est levé (Nandou, Alpaga et Moi) à 4h45 environs, car le réveil de Nandou est parti en couille… Petit déj sympa sur la terrasse du gîte et départ pour rejoindre les autres. Après un trajet horrible, j’avais mal au bide et les taxis maliens n’ont pas l’air de connaître les suspensions… enfin, on est arrivé à leur gîte et après avoir mangé un morceau et pris une douche, nous sommes repartis, mais cette fois pour suivre le parcours du touriste de base : aller à la banque, puis au marché. Au retour du marché, le taxi était chargé de djumbes que chacun essayait joyeusement… Nous sommes ensuite allés déjeuner dans un petit-snack-sympa-mais-sans-plus et nous sommes partis pour visiter le zoo de Bamako, il a plut toute la matinée vraiment très fort et le zoo était inondé, ce qui lui donnait un petit côté incas très sympa : un flot continuel d’eau coulait dans les escaliers et un toit de feuillages se formait au-dessus… Là, on est rentré, les chaussures sèchent contre le mur, tout le monde est amorphe par la chaleur et écrit, traîne ou discute… Je reprends la plume pour raconter la fin d’après-midi. Pendant que s’improvisait une partie de tarots, avec Ocelot nous tapions le free-style au djumbe, mais notre style musical n’a pas l’air de plaire à tout le monde… Qualis artifex pereo ! Après une série de douche, on a dîné : du maïs grillé (de quoi remettre en cause toutes les campagnes de pub pour Fluocarill, colgate et tous les autres distributeurs de dentifrices… enfin, après un travail acharné les dents étaient nickelles pour presque tout le monde…), on a eu aussi des moi-mois (une variété de melons, oui Naja, c’est comme des melons espagnols !…), des mangues (encore un Fléau des dentistes…) et des bouts de bananes. Ocelot : « Pour une première journée au Mali, à part la pluie des « moissons », c’était sympa. On a déjà claqué toutes nos tunes, mais bon, quel plaisir de découvrir l’Afrique ! » Alpaga : « Tout se déroule pour le mieux depuis le début du voyage, chacun de nous s’imprègne plus ou moins vite de l’air africain. Nous découvrons un autre mode de vie, une autre société… ».
VENDREDI 6 AOUT : Départ pour Kayes. Après une lutte acharnée pour enregistrer les malles, un réveil à 5h00 du mat’ et un retard de 15 minutes sur l’horaire initial, le train est enfin parti ! Il est plein à craquer, mais plus luxueux que ce à quoi je m’imaginais. En ce moment, Eglantine dort ainsi qu’ocelot, Nandou et Alpaga, Naja fait des maths (!!!), Hervé, Sarah, Delph’ et Fred discutent et Margay regarde le paysage. Voilà, j’ai profité d’un arrêt du train pour écrire, mais il redémarre et on dirait que le conducteur ne roule pas sur les rails tellement on est ballotté… Bon, le voyage s’est terminé, et à part la chaleur, le trajet fût très agréable…un peu long peut-être ! Et nous garderons tous des souvenirs inoubliables, en effet, le paysage était somptueux, tellement beau qu’il est difficile de croire qu’il est naturel, certains endroits ressemblent à de véritables jardins d’Eden où se mêlent palmiers et baobabs de tailles respectables. Ajouté à cela de nombreux villages composés de cases sur lesquelles se réfléchissaient les rayons du soleil. Le train en lui-même reste aussi étonnant ! De nombreux marchands arpentent les wagons proposant des fruits, des boissons ou encore des bibelots en tous genres…Les portes du train sont constamment ouvertes ce qui permet aux voyageurs de s’asseoir sur les marchepieds pour profiter de la brousse. Naja : « Drôlement cool ce voyage même si un peu long.10h de train ça fait quand même pas mal, enfin, c’est vite comblé : 2h de maths, musique, course à côté du train (non, je déconne…). A deming ! » Margay : « malgré la durée du transport vers Kayes, les Heures ont été bien compensées par la beauté du paysage malien et la découverte des habitudes des voyageurs quand le train passe dans les différents villages. Voici pour mes commentaires sur cette merveilleuse journée qui se terminer par une bonne douche et un gros dodo…A+ ! »
SAMEDI 7 AOUT : Après une nuit très dure en raison de la chaleur et à un certain manque de place, le réveil se fit tôt et agréable… Petit déjeuné consistant et départ pour le centre de Kayes dans le but d’acheter du matériel scolaire (crayons, cahiers, gommes,…). Puis, quand nous sommes rentrés, on a joué du djumbe dans la cour du gîte et tous les enfants du quartier étaient au milieu de la cour et dansaient. Ensuite, il y eut le déjeuné somptueux, préparé par Maliba, la femme de Samba Sylla (riz, viande et légumes ! un vrai régal !) et dévoré, comme les locaux, avec la main droite… Là, on digère sur la terrasse, un thé à la menthe dans la main, près à embarquer dans le taxi-brousse pour rejoindre Diataya… Hervé (Prononcé VR pour les intimes) : « Ca y est, on a mangé le riz avec les mains : il est toujours aussi bon, mais c’est plus folklorique… la technique est encore à perfectionner ! En tout cas, ce n’est pas la quantité qui fait défaut… il paraît que le dernier à manger doit finir le plat, mais là, c’est physiquement impossible. Sinon, les piments sont encore trop forts pour moi… le couscous ce sera pour la fin du séjour ! Côté nourriture, c’est un bon présage pour la suite… » 14H30 : On a tout chargé dans le taxi et on est parti pour le village. Le pick-up était rempli, comme les 4*4 du « Camel -Trophy° », en plus de cela cette camionnette était tellement déglinguée que le chauffeur était obligé de s’arrêter tous les 20 Km pour réparer son gicleur (?) ! Mais le voyage fut merveilleux et on était vraiment plongé au cœur de l’Afrique… Malheureusement, là, on est coincé à 5 Km de Diataya, la voiture est embourbée jusqu’aux rétroviseurs (…enfin presque…). Les filles viennent de partir en stop avec Alpaga et un vieux Camion tente de dégager le 4*4 de la boue… avec une ceinture de sécurité…laissons les faire, mais bon. Voilà, on est arrivé à Diataya, et je me dois de revenir sur ce qui s’est passé hier : évidemment, la ceinture a craqué, finalement, on est tous monté dans le gros camion qui nous a amené au village… laissant Fred en carafe à Batama ! (il était descendu du véhicule pour aller chercher les filles, croyant qu’elles s’étaient arrêtées à Batama, alors qu’elles nous attendaient sagement à Diataya…Le camion est reparti sans lui et le conducteur refusait de faire demi-tour)… Tout est rentré dans l’ordre quand il nous a rejoins à pied le sourire aux lèvres ! Enfin, espérons que ce sera la seule coquille du voyage… Maintenant au pieu, je suis vulgaire, mais c’est parce que je suis fatigué… Kayes-Diataya. J’avoue ne pas avoir tout compris et avoir plus cherché à rattraper les événements. C’est l’Afrique, c’est normal, il n’y a Que le blanc qui a l’obsession de tout contrôler, de tout prévoir… Mais on aura eu pas mal de découvertes : tout d’abord le superbe accueil par Maliba, dévouée et sympathique, chaleureuse et efficace. Samba Sylla choisit bien ses femmes : elle nous a mitonné un petit repas au riz et au gras agrémenté. Très bon. Elle nous a dégottée une toyota bâchée pour le transport…le prix n’était pas du hard-discount mais on avait le véhicule que pour nous… Une vieille tire totalement déglinguée. Un gicleur qui se colmate tous les 20 km, un chauffeur expert en bidouillage mécanique et qui ne se lassait pas de démonter son radiateur et son gicleur. Après avoir rendu visite au commandant d’arrondissement, le chauffeur a sans doute voulu nous initier à l’EEUdF-Trophy, en pataugeant dans la boue. Il a donc repérer une belle flaque de boue et a foncé dedans avec générosité et conviction. La suite, 7 heures à essayer de la sortir. De la boue qui gicle de partout, plein les schoes, le froc… 20 personnes n’ont pas suffit à l’extraire et le chauffeur dut faire appel à un vieux Berliet…mais sans câble, ce fut un peu problématique. Il a donc utilisé la ceinture de sécurité, en guise de corde, mais Mc Guyver ça ne marche qu’à la télé ! Sa corde a cédé dès que le camion a commencé à tirer. Normal. Ensuite on a décidé de prendre le Berliet pour rejoindre le village, a Batama, j’ai essayé de récupérer les filles qui étaient partis devant en 4*4 climatisé. 45 minutes à sillonner le labyrinthe de Batama en vain. Quand je suis revenu sur la place, les mecs, le camion et les sacs étaient partis. J’avais l’air un peu con et assez dépassé par les événements. Mon guide improvisé (que je ne connaissais pas 1 heure avant et qui pouvait faire de moi ce qu’il voulait, a insisté pour qu’on y aille à pied. Ce qui m’a valu une arrivée nocturne, à minuit dans le village. Rien de grave cependant puisque je n’ai pas raté le thé du soir… Fred.
DIMANCHE 8 AOUT : Notre première nuit au village fut difficile, mais les occupations ne manque pas ici, et le soleil efface vite les défauts de la nuit… Là, les filles reviennent de la lessive, les mecs jouent au foot avec les enfants et j’ai bien envi de taquiner le ballon, alors Sarah à toi : « Au début, on est parti les 4 filles, entourées des filles du village, avec les bassines. Petit à petit, on avait les pieds boueux, les manches de t-shirt mouillées… Et puis, ça s’est terminé en bataille d’eau entre toubahbs trempées jusqu’aux slips et trois fois plus crades que la tonne de linge qu’on avait frotté avec tant de peine et de soumission. Des lessives comme ça, avec les pieds dans la boue glissante, Delphine qui course Alpaga dans toute la cour et un petit Lorensilla final pour essorer nos pantalons, j’en ferais tous les jours ! » Pendant la lessive, nous les garçons, on a organisé une partie de football avec les garçons du village…jusqu’à ce que la première blessure du camp nous tombe dessus et évidemment, tradition oblige, elle était pour moi ! Mais bon, pas de souci, ce n’était qu’une petite piqûre infectée…mais elle m’a tout de même fait un mal de chien ! Puis, on a visité le village en compagnie des hautes autorités…on a salué tout le monde et les gens semblaient vraiment heureux de nous voir… Merde ! J’ai oublié de raconté la remise du matériel scolaire à l’Association des Parents d’Elèves, c’était vraiment émouvant, car ils semblaient très touchés par notre offre. On a aussi parlé de l’aide que nous pouvions apporter au village et il a été convenu que nous planterions des arbres, que nous repeindrions l’école et que nous la réparerions en plus des cours que nous apporterons. Retour de la visite du village, une bonne douche à 10 heures, tout nu dans la cour de l’école avec Nandou et Ocelot ( et oui, on en a partagé des trucs ensembles…) et là, je me pieute parce qu’il est minuit et je suis dans le gaz…
LUNDI 9 AOUT : Ce matin, le soleil brillait, on a pas fait grand chose, car il faisait très chaud, en fait, on s’est juste extasié devant la beauté de ce pays, la gentillesse de ses gens, et la joie de vivre de leurs enfants… et oui, comme disait Baudelaire : « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté » (on sent que le Bac Français n’est pas si loin que ça…) A part ça, on a visité l’école pour estimer tout le matériel dont on aura besoin pour les réparations… Il est convenu qu’Ocelot, Naja, VR et Fred iraient à Kayes demain pour acheter tout ce matériel, les plants d’arbre pour l’école et des outils… !
MARDI 10 AOUT : Hier soir, on s’est couché très tard. Nandou et moi, on n’a pas réussi à chanter le cantique des patrouilles avec les autres sans rigoler… qu’à cela ne tienne, on a décidé de le refaire tous les deux, mais, deux heures après on était toujours là, bloqués par une crise de rire, bref, on a réussit à le chanter en entier sans se marrer que vers 2h30 environs… A part ça, les 4 BAUS délégués pour aller acheter le matos sont partis ce matin vers 6h30, ils ont réussit à réveiller tout le monde, mais tout le monde ne leur en veut pas, quoi de plus agréable que de se réveiller tôt et de se dire qu’on a encore quelques heures pour dormir ! Sinon, ceux qui restaient, c’est à dire tout le monde sauf VR, Fred, Naja et Ocelot, aidés des enfants nettoyèrent les salles de classe : réparer les tables, les sortir pour nettoyer les salles (il y avait quelques kilos de sable à l’intérieur à cause du vent…), laver les tableaux, rerentrer les tables et organiser les rangées, passer à la salle suivante, etc… . Bref, on a fait la moitié du boulot ce matin, c’est à dire 3 classes et il nous en reste encore 3 à faire, mais ça suffit pour le moment, un bon repas nous attend et une bonne sieste s’impose… (c’est plus fatiguant que cela en a l’air… Aujourd’hui, je me décide enfin à écrire les différentes impressions de ce pays. Les gens depuis notre arrivée ont un accueil fort généreux, leur mode de vie représente à mes yeux un rêve, car c’est un regard extérieur. Je suis impatient d’être ce soir, car ce sera pour nous, les filles, la première occasion de faire la bouffe avec les femmes de Salia. Depuis hier, le soleil et la chaleur se représentent. Nous commençons aujourd’hui l’organisation des salles et le rangement, demain nous seront fins prêts pour l’organisation des cours. C’est une grande première… Le temps passe sans une fraction de l’impression du temps passé et pourtant le cafard après la date marquée sur la feuille précédente. Je sais Coen, je suis hors-sujet, mais tes commentaires me sont inutiles. Après cette incompréhension de mots, je fini par : le Mali est magnifique, les gens curieux et souriants et mes questions sont rares, car ici, il est inutile de penser car le temps est au temps… Saïmiri. Ensuite, comme il faisait trop chaud pour se remettre au travail, on a passé l’après-midi avec Salia et quelques amis qui passaient de temps à autre. Toutes les discussions que nous avons abordées furent très enrichissantes… Puis, on a organisé, Nandou et moi, une partie de foot avec tous les copains de Bakary. Cela faisait partie des rêves que nous avions avec Nandou. Nous étions dans chacune des deux équipes, celle de Nandou a gagné 2-1, mais les enfants, qui devaient rentrer, décidèrent de finir le match par un « mort subite » (le premier qui marque gagne le match…) et cette fois-ci, c’est mon équipe qui gagna. Cela fait donc un match nul, il faudra donc jouer la revanche… ! La soirée fut animée par une réflexion sur un texte biblique parlant de l’apocalypse et du jugement dernier….et une fois de plus, Salia, qui est protestant, nous apporta beaucoup et balaya toutes nos opinions sur le sujet,… il est fort Salia ! Sur ce, nous avons décidé d’aller nous coucher, mais à peine avions nous commencé à ranger que les délégués au matos rentrèrent de Kayes avec 14 sacs de 50 Kilos de ciments, des barres de métal, du ciment, des outils,… S’en suivit donc une bonne douche supplémentaire… (je vous laisse imaginé l’état dans lequel nous étions après avoir transporté chacuns deux ou trois sacs de ciments…), la soirée fut donc quelque peu prolongée…
MERCREDI 11 AOUT : L’éclipse a lieu en ce moment, en France, il paraît qu’on peut en voir 15% de sa forme totale d’ici… mais vu qu’il pleut comme vache qui pisse et que le ciel est tout noir, cela me paraît un peu compromis… Sinon, là, on range les classes qui restent, il pleut vraiment fort et la journée qui semblerait gâchée en France et encore plus merveilleuse, c’est vrai, tout le monde se fout de tout ici, et ils ont raison, qu’est-ce que ça peut faire si on est trempé, ça séchera demain ou après demain, allez, tous à l’eau… Il s’est arrêté de pleuvoir pendant que nous déjeunions et la terre commence à sécher, on en a profité pour planter les arbres et…faire une bataille de boue ! (on est tout de même resté de grands enfants !) A part ça, rien de neuf, chacun travail. Ah, si ! Les premiers cours ont commencé, il n’y a pas encore beaucoup d’enfants, mais cela est dû à un manque d’information !
JEUDI 12 AOUT : La matinée s’annonce animée, on doit peindre l’ensemble des lotissements, à la peinture à chaux (cf. Fred pour une analyse scientifique…) ! Cette tâche s’avère être relativement crevante car le soleil tape sévère…Le travail fut interrompu par le joueur de djumbe qui passe à travers le village pour faire circuler l’information et notamment à propos des cours du soir donnés par les toubahbs (c’est nous en fait les toubahbs…), il faudra être prêt ce soir ! Le repas fut rapidement englouti, il faut récupérer l’énergie dépensée dans la matinée ! Mais, le peintre, Sadio, écrasé par la chaleur semble mettre une certaine mauvaise volonté pour se mettre au travail, suivant l’exemple de notre amis, nous avons passé une petite après-midi glandouille au soleil. Puis il y eut le début des cours avec carrément plus d’élèves que la veille. Ce fut vraiment une expérience enrichissante : ils mettent tous autant de bonne volonté pour se mettre au travail, ils sont combatifs et persévérants. Les cours se terminèrent vers18h30 sur un : « au revoir Monsieur » ou « au revoir Mademoiselle » de la part des élèves… mais c’est là qu’on se rend compte que deux heures de cours sont aussi fatigantes pour le prof que pour l’élève… Enfin, la soirée fut un peu décousue en raison des défilés aux douches, mais se retrouvèrent Vr, Naja, Nandou, Saïmiri, Sarah et moi pour une partie de tarots effrénée jusqu’à 4h30 du mat’…à l’ancienne !
SAMEDI 14 AOUT : Bilan de la journée, très productif ; c’est à dire rien ! Le réveil habituel, avec nos voix rauques et notre mine rayonnante de tête dans le cul. Un début de journée agréable :nous sommes tous partis pour observer les tissus et soudain… wouhouhou…bring wof schlaff… que de beautés tissuesques s’offraient à nos yeux. Nous nous sommes jurés de revenir le lendemain… Certains (Vr et Ocelot) n’ont pas résisté et se sont empressés de se faire des chemises à gogo car des chemises et des boubous en veux-tu en voilà : tu en auras ! Tous les sourires pouvaient se lire sur les visages (à part celui de Coen qui était malade comme un chien) lorsque soudain, la pluie apparaît à nouveau, ce fut le commencement d’une journée bien boueuse et qui s’est déroulée pour certains en partie de cartes mouvementées, et pour d’autres, en repos paisibles…(ndr :…et pour un autre, en calvaire !) Delphine. Et oui, durant les deux derniers jours, j’ai cru que j’étais en train de mourir…. Un mal de bide infernal durant la journée, accompagné d’un vieux mal de crâne… et d’une diarrhée discrète, mais présente, mais surtout, j’en avais marre de baliser toutes les nuits le chemin des chiottes à grands coups de vomissure ! C’est crû, mais au moins vous avez tous les détails, cool le Coen, non ? (Je suis sûr que durant ces deux jours, les autres ont sorti une pelle et ont commencé à tailler une petite croix de bois ! Et non, mais je ne suis pas passé loin en effet…) Merci donc, à Delphine d’avoir pris le relais, pendant que je pourrissais dans un coin, pour la journée de Samedi, celle de Vendredi est zappée en raison de distorsions au sein du groupe, vite réparées heureusement mais fallait bien que ça pète…
DIMANCHE 15 AOUT : Voilà, je suis de retour, encore un peu ballonné, mais au moins ce n’est plus la guerre 14/18 dans mon ventre. En tous les cas je ne supporte plus les odeurs maliennes, bref, il n’y a qu’à l’extérieur que je me sens bien. Et c’est depuis l’extérieur que je me suis rendu compte de quelque chose que je savais déjà, mais qui ne m’avait pas plus frappé : Diataya est au milieu de nul part, tout autours, c’est la brousse… c’est con comme remarque, mais voilà c’est une remarque ! Voilà, à part ça, il ne s’est rien passé de spécial aujourd’hui. Il pleuvait à notre réveil, chacun traîna donc toute la matinée, puis s’en suivit une visite chez le tisserant et chez le tailleur. Mais cette brusque montée de tension ne suffit pas à certains qui en demandent plus ! Nandou, Ocelot, et Alpaga décidèrent de partir pour Ségala acheter du papier-fesses ( c’est vrai qu’on est un peu short de ce côté et c’est vrai que la méthode malienne provoque un certain blocage pour les européens que nous sommes), du coca (on en a un peu marre de la flotte javellisée par les « micropures » ou par les « hydromachindesodiumdemesfesses » ! Et oui, nos goûts européens dépassent nos goûts aventureux, je n’ai rien contre la cuisine de la femme de Salia, au contraire, mais je dois avouer qu’une bonne salade thon-chèvre-tomates-laitue (c’est bon aussi si on met des noix) me fait plus saliver qu’une bonne platée de riz à l’arachide. Ce qui nous manque aussi, en tout cas à Ocelot et à moi, c’est l’abondance, (attention, ça nous manque seulement, on peut très bien vivre sans) tout est en quantité restreinte, les choix sont limités, ce serait donc plutôt un manque de diversité en fait… Mouais, ceux des attitudes d’européens types, balayons ces idées, on ne veut pas passer pour des enfants gâtés, même si on l’est beaucoup ! Bon, en effet, les autres devaient aller à Ségala, mais ils ont passé l’après-midi à chercher les ânes pour la charrette… Le problème vient du fait que les ânes reconnaissent Salia au son de sa voix et Salia…au son de leur voix ! Bref, ils ont fouillé tout le Mali sans les trouver. Il faut dire qu’il doit y avoir 3 trois ânes par familles… en fait on dirait qu’il y a plus d’ânes que de gens dans le village ! Enfin, il iront à Ségala demain, lorsque les bêtes seront rentrées (et oui, leurs ânes rentrent seuls à la maison, cool non ?) A part ça, tout le monde est malade, a un petit mal quelque part ce qui fait que la soirée se termine tôt. Là, on est en plein moment spi’ avec Salia et ce dernier nous a une fois de plus beaucoup apporté car il voit et sent des choses que nous ne sentons pas ! Bonne nuit !
LUNDI 16 AOUT : J’ai l’impression d’être le seul à avoir dormi cette nuit. Mais heureusement tout le monde va mieux ce matin… Nandou, Alpaga et Ocelot sont partis pour Ségala avec Bakary et les voir sur cette petite charrette était assez comique (non sérieux, c’était assez drôle…). Salia nous a dit qu’ils seront de retour vers 16h00. L’après-midi se passe tranquillement, Naja fait des maths dans un salle de classe… Il est 14h00, nos copains sont revenus juste avant le repas, la charrette chargée de surprises : du p-fesses (enfin, un paquet de kleenex par personnes, on ne va pas aller loin avec ça, mais bon vu out le riz qu’on bouffe…) ; des boissons (deux par personnes au choix : coca cola, sprite et fanta… ) et des biscuits dévorés sur le trajet du retour… Tout le monde fut très contents de ces achats. (Naja a pu visiter les toilettes de Diataya après 5 jours d’abstinence…)
MARDI 17 AOUT : Matinée pluvieuse, silencieuse jusqu’à 10h30, donc le réveil est retardé….heu…tard ! Puis retour chez le tissueur-couseur pour récupérer nos commandes. L’après-midi n’a pas présenté d’intérêts particuliers mise à part le fait qu’on soit au Mali et que ce soit cool ! La soirée fut animée d’un débat avec Frédéric autours du scoutisme et plus précisément sur la totémisation, je ne sais pas si c’est le fait de se retrouver face à quatre partisants de la tot’, renforcés dans leur convictions, armés et déterminés, mais Fred a presque plié en notre faveur. Alléluia, encore un érudit qui rejoint nos rangs, hardi, Camarades la lutte n'est pas terminée, mais un jour le scoutisme parlera Boulonnais !
MERCREDI 18 AOUT : L’A.P.E. nous a très gentiment offert un mouton pour le méchoui de ce soir, mais la pauvre bête a dû deviné son sort car elle a passé la nuit à beugler, et c’est avec un regard vengeur que certains baus ont assisté à l’abattage et au dépeçage du responsable de leur nuit blanche ! Puis, ce fut le départ d’Alpaga, Naja et moi pour Ségala, pour acheter des boissons pour la fête de ce soir… On est rentré vers 16h00 avec 72 bouteilles, et là, on se prépare pour le match de foot prévu vers 17h00, on a une heure pour se chauffer alors au boulot… . Le Match, tout le monde était là et ce fut un grand moment de bonheur, d’échange et de technique, car chacun fit son possible à son niveau pour faire gagner son équipe… Bref, 40 minutes de rire, de joie et d’émotion ( encore mieux qu’un « moment-nutella-quand-Antoine-fait-sa-première-tartine-et-qu’elle-est-pour-sa-maman »). La rencontre s’est terminée vers 18h00 sur un score de 6-2 ! Puis, on est rentré à l’école où Salia avait, avec des amis, aménagé un sorte d’arène avec des bancs et des tables pour les discours d’adieux. Après s’être changé, tenues locales obliges, enfin, nous avons rejoins les invités, presque tout le village. Alpaga a lu notre discours traduit simultanément par Maliba , ensuite on a dîné tous ensemble (le méchoui était délicieux), enfin, on a passé la soirée avec les jeunes du village, danser, discuter….mais pas longtemps car le match de foot nous avait vraiment cassée en deux (en plus, on a dû laisser un ou deux poumons sur le terrain…).
JEUDI 19 AOUT : Voilà, on est à Kayes, les adieux furent déchirants et très émouvants, beaucoup de gens étaient venus nous dire au revoir, Salia et Adama semblaient vraiment émus, autant que nous tous… une petite foule suivit sur 50 mètres notre pick-up qui nous emmenait si loin de nos amis Diatayens… Le voyage dura environs trois heures jusqu’à Kayes, et la beauté du paysage réussit à nous faire oublier, en l’espace de quelques instants, la tristesse et l’amertume du départ qui commençait à se faire sentir… Pour moi, L’Afrique ce fut Diataya, le Mali ce fut Diataya et j’ai du mal à réaliser que notre voyage n’est pas encore terminé… évidement, à partir de maintenant, nous ne trouverons plus dans la ville que nous allons de nouveau traverser, ce que nous avons trouvé à Diataya. Voilà donc, que Coen m’a laissé l’opportunité de raconter les dernières 24 heures à Diataya. A peine nous commencions a nous habituer à la vie Diatayienne que déboula le 18/08. Comme tous les jours nous nous sommes levés, nous avons mangé, fumé… mais ce jour là, il fallait faire les sacs, c’est à ce moment précis que j’ai senti la fin du séjour. Rassemblement des fringues, recherche d’objets perdus, bref, tout le travail habituel. Ensuite il y eut le match de foot, la soirée d’adieux, le discours lu devant le chef du village, les membres de l’A.P.E., l’association des femmes du village, de nombreux enfants, Salia Dao, Adama Traoré, Maliba Sylla et de nombreux enfants… Dans la soirée, nous avons écouté de la musique, mais la fatigue nous a tous clouée aux chaises sauf quelques énergumènes. Bref, ce fut les 24 heures les plus marquantes de ma vie, bien qu’elles furent trop courtes et que je me sois rendu compte que le séjour s’est très vite déroulé, malgré que j’ai éprouvé un mal du pays. De retour à Kayes, l’ambiance n’est guère la même…Voilà, ce que j’avais à dire… Margay. A mon tour maintenant. Que le temps passe vite ! Nous sommes déjà à la fin de notre séjour à Diataya. Afin de profiter une dernière fois de l’ambiance du village, une petite fête a été organisée pour notre départ. Au programme : match de foot avec les locaux : exceptionnel ! Une pure ambiance pour un match archi-amateur qui s’est déroulé dans la joie et la bonne humeur. J’ai remarqué quelque chose, contrairement à la France, aucuns buts, ni sorties n’ont été contestées. C’est aussi ça, l’esprit africain. Puis, suivit le repas : du mouton, certes succulent, car abattu le jour même, mais délicieusement agréable à manger, car on s’est vengé de tous ses bêlements nocturnes. Après une Bonne et dernière nuit à Diataya, c’est le départ ! Tout le village est présent, comme pour affirmer le discours tenu par Salia, L’A.P.E.,… la veille. Départ émouvant pour nous comme pour eux, mais toutes les bonnes choses ont une fin. Et voilà, aujourd’hui, c’est Kayes et sa puanteur, demain ce sera Bamako et ses taxis verts, et après demain, Paris et sa pollution. Ocelot. Me voici pour une seconde et sûrement dernière intervention dans le carnet de bord de Coen qui me demande d’écrire mes impressions sur le départ de Diataya. Cela sera rapide : des adieux déchirants avec tout le monde, des discours émouvants vantant nos mérites et la cohésion de notre groupe, le : « ce n’est pas un adieux mes frères, ce n’est qu’un au revoir » de Salia, notre cher amis, et puis les embrassades avec tout ceux qui nous entourés pendant ce séjour. Nous voilà à Kayes où nous nous avons récupéré un peu après toutes ces émotions. Nandou. Soirée d’adieux hier soir. J’avais pas encore vraiment vu de fête au Mali. J’aurais imaginé les Maliens plus festifs, plus délurés. Mes souvenirs africains sont différents. Il est vrai que les camerounais que je connaissais étaient des fêtards et que je les ai invités pendant deux ans. Petite déception donc que les mecs ne se soient pas donnés. On s’est rabattu sur le méchoui. Excellent, ce méchoui. J’en ai bouffé à m’en faire peter la panse. Faire le rustre. Bouffer à pleines mains, la graisse glissant sur les lèvres, notre civilité ne nous le permet plus guère chez nous. Soirée d’adieux aussi avec les discours. Protocole oblige. Par rapport à ce que je craignais, on a évité les discours fleuves. Pas de grandes effusions non plus, juste des remerciements sincères, épurés des « c’est d’enfer, c’est génial » inspirés par notre trépidation parisienne. J’étais satisfait, serein, nous avons bien bossé. Nous avons été utiles aussi. Pas de gros problème, même quasiment pas de problème sur le camps. Pas de chute de vélo, pas d’anesthésie générale, pas de rapatriement. Ce qui m’a permis première fois que cela m’arrive en 12 ans de scoutisme, de me sortir psychologiquement du camp. De me goinfrer et de me vautrer dans la psychanalise et Dolto, Boudards et ses cloportes. J’ai aimé la sincérité et la simplicité de ces adieux. Je crois que la simplicité est une des choses que je préfère en Afrique. Fini le maniérisme. Des caractères encore bruts. Une frugalité que je regrette parfois d’avoir oublié. Mais comme Faust, je suis condamné à avancer. Merci Salia, Adama, Ba Bokhar et sa gaudonna pour ces 10 jours partagés. Ces moments échangés et tous ces souvenirs Se laisser titiller, voir écorcher par leur mode de vie. Bâtir simplement avec eux un dialogue inter culturel fécond. Chacun remportera ses impressions. Krotto bass (Fred). Le séjour était merveilleux, les adieux furent émouvants. Et pourquoi des adieux ? Adama, dans son discours hier soir, nous invitait à revenir. On sera toujours les bienvenus. Dans trois ans, on s’est promis de revenir à Diataya. Dans trois ans, Makka aura passé son Bac, il aura 20 ans. Bébé aura 15 ans, elle sera plus belle encore. Je l’ai à peine vu avant de partir, elle pleurait. Dans trois ans je reverrais son sourire à Diataya. Alors on ne sera plus malade, Ammada aura grandi. Dans trois ans, on ne reviendra pas à 11. On sera moins entre toubabhs, plus proche de l’habitant. on ira sûrement danser toute la nuit avec les jeunes du village. Makka m’a dit que je dansais bien. On était 4 toubabhs à danser, à peine. Et seulement quelques jeunes du village décollaient de leurs chaises. Tout le monde était crevé. En hivernage les jeunes travaillent aux champs. Dans trois ans on reviendra à la fin de l’hivernage… Sarah. Le dernier réveil en ce lieu mystique, Diataya fut difficile. Je sens que nos cœurs restent désespérément accrochés à cet endroit. La tête inondée de souvenirs tous plus fabuleux les uns que les autres, j’ai senti peser sur mes yeux des larmes soupirantes. Et je pense déjà à revenir un jour… que ce soit par rêve où pour de vrai… Pour une fois, j’était heureuse de dire « au revoir » aux habitants. Un « au revoir, on se reverra » et non un « adieu ». Nous retrouveront cette chaleur Africaine ? cette si généreuse gentillesse et cette simplicité purement malienne… Delphine. Notre discours, dans un style structuré bien français était un moment fort de notre séjours. La foule qui s’amassait autours de notre cercle de tables était indénombrable. Mais les discours qu’on fait chacun des responsables du village m’ont encore plus touché, des mots simples qui semblaient sincères ; Après un méchoui délectable, la nuit semblait encore longue pour festoyer. On a visionné le match de foot de l’après-midi qui soit dit en passant était une pure partie de plaisir : la « bonne » fatigue. Dommage qu’après cela, il y ai eu si peu de monde pour danser. En ce qui me concerne, je me suis bien défoulé :venir avec mon tonus et ma bonne humeur, c’est ce que j’avais de mieux à apporter, en échange de ce que j’avais reçu. V.R. La dernière journée à Diataya fut assez éprouvante, petit voyage en charrette fort sympathique, mais assez fatiguant aussi bien physiquement que moralement (le matraquage d’ânes, c’est pas mon truc), tout ça pour ramener 3 pauv’ caisses de boisson qu’on a enquillé toute la nuit. Le mouton était vachement bon, même si on l’avait vu bouger sans la tête avant, soirée un peu molle, mais assez bonne ambiance tout de même. J’ai bien aimé les différents discours, et les adieux du lendemain étaient assez émouvants. En bref, quand est-ce qu’on remet ça ? Naja. Le dernier jour fut bizarre, dans la matinée, impatiente mais ayant du mal à réaliser. La matinée passée, arrivée du discours de chacun. C’était bizarre, disons émouvant. Les larmes étaient prêtes à s’échapper, et pourtant dans la matinée, je ne m’attendais pas à une réaction telle que celle-là. Et pourtant ! Beaucoup de regrets, de pas m’être plus impliquée et d’être restée dans mon monde. La reconnaissance qu’ils avaient était vraiment touchante. En tout cas, ce moment, où chacun faisait son discours, m’a donné vraiment envie, une fois arrivée à Paris, de m’impliquer plus d’avantage et faire mon nécessaire pour pouvoir faire une suite avec Diataya. Car ce village mérite d’être entendu et reconnu par le monde entier. Le lendemain où Nana et ses sœurs étaient en larmes fut un moment difficile où le sourire était dur à tenir. Mais bon, les débuts ont toujours une fin. Pour moi, le début commence au moment où j’ai compris que ma présence était inutile. J’espère maintenant garder parole et faire de mon possible pour leur venir en aide par le biais des associations et de tout autre chose. Petite parenthèse, Kayes, c’est bidon, vivement Bamako où il ya plus d’accueil, de sourire et de choses à visiter. Je sais quand même que je suis impatiente de rentrer sur Paris pour des raisons que j’ignore, mais Kayes voilà, deux nuits sont amplement suffisantes. Saïmiri. Le projet tire à sa fin. Dans quelques jours, un avion nous attend pour nous ramener dans notre cher pays. Cher ? j’en doute, j’en doute énormément. Rien ne m’oblige à retourner en France. J’ai ici ce que j’ai toujours désiré : la sagesse et la quiétude. Je retourne dans un monde où tout va trop vite et contre mon grès. Ici vivent les enfants du monde. Ici, c’est la loi du naturel qui règne et non celle du superficiel. J’ai peur de retrouver ma maison, des centaines de visages reviennent en flash dans ma tête. J’aime ce pays, j’aime les gens qui y vivent. Je ne parlerais pas du groupe car je pense qu’il est un point noir sur le tableau. Chacun a vécu le projet à son rythme. C’est ainsi que je le voulais, c’est ainsi que ça s’est passé. Pourtant, je pense que certains sont passés à côté de l’essentiel, c’est dommage. Je ne parlerais pas des adieux à Diataya, car tout le monde l’a déjà fait. Ce voyage à transformé une partie de mon existence, j’en suis conscient. Mais je n’ai pas la capacité d’imaginer ce que je viens de laisser derrière moi. J’aime le Mali, les mots me manquent pour dire combien je l’aime. Ce mois d’Août restera déterminant pour le reste. Mes valeurs ne seront plus jamais les mêmes. Alpaga. Voilà, chacun à raconté à sa manière et selon ce qui l’a le plus marqué, ces deux derniers jours…. Pour ma part, ces jours furent les meilleurs pour le moment, (mais je pense pour tout le projet aussi.) car on a vraiment rencontré le village ce jour-là, tandis qu’avant, on sentait une joie des gens de nous voir, ainsi qu’une reconnaissance envers ce que nous faisions, mais ce n’était pas la même chose… Les enfants pleuraient à notre départ, on lisait la tristesse et la gratitude dans les yeux des adultes et j’avais l’impression de ne pas mériter tous ces remerciements. Notre présence était, je pense, purement symbolique et notre travail, ridicule par rapport à tout ce qui reste à faire… mais avec du recul, je me rends compte que nous avons fait quelque chose à notre hauteur, même si, je le répète, la gratitude de ces gens était démesurée par rapport au travail fourni. Avec une journée de recul, je me rends compte aussi, combien Salia Dao est un homme admirable et bon…il est gentil, dévoué, intelligent et sage. Toujours un mot agréable, le sourire aux lèvres et les yeux lumineux à notre passage, inquiet pour nous, se souciant de notre santé et veillant à notre bien-être, bref, cet homme est exceptionnel, il nous a beaucoup apporté et me manquera beaucoup… Adama aussi semble avoir les mêmes qualités que Salia mais nous n’avons pas été assez en contact avec lui pour l’apprécier comme il le faudrait, c’est dommage. Voilà, cette expérience restera un tournant dans ma vie et je pense changera mon regard sur la vie elle-même. Coendou.
VENDREDI 20 AOUT : Cette journée fut la plus lourde du camp, peu d’activités, « larving » toute la journée (sauf pour Alpaga et Delphine qu’on a pas vu de la journée) avec quelques escapades dans les rues sales de Kayes pour s’occuper et une visite à la «coopération française » pour envoyer un E-Mail aux parents… Ah si, on est aussi allé au G.R.D.R. pour voir leur action développement, mais on avait vraiment l’air d’emmerder la secrétaire…bref, c’était chanmé !
SAMEDI 21 AOUT : Aujourd’hui fut le jour tant redouté : le retour en train, et le départ du gîte, on a senti que tout partait mal ! Une pluie diluvienne façon « jurassique park » (je ne crois pas exagérer !), et deux taxis pour 11 avec 9 personnes et leurs sacs dans l’un et… 2 personnes avec leurs sacs dans l’autre : Naja et Moi. Dans tous les cas, on était dans le train à 8h15, avant qu’on nous annonce qu’il ne démarrait pas avant 11h15 ! Je passe sur le voyage qui fut comme le précédant, mais nos occupations étaient plus sérieuses qu’à l’allée : on a passé le voyage à lire. Par exemple, moi, j’ai gobé trois livres à la suite (« faranheit 451 » ; « j’irais cracher sur vos tombes » (Boris Vian) et « 1981 » )… Mais il était écrit que nous arriverions tard, et la nuit tombe à 7h au Mali, au moins, on est en première classe, on aura de la lumière… Ouaih, sauf qu’on est au Mali, et tout le train était éclairé sauf notre wagon. Et là, ce fut l’horreur pour moi ! Vers 22h00, tout le monde dormait ou était sur les marchepieds et j’étais le seul, de tout les baus, dans le wagon à être réveillé et ce fut un supplice de devoir : surveiller les bagages, les sacs à dos sur les fauteuils, les affaires dans les vide-poches et en même temps, lutter, dans le noir quasi complet, contre le sommeil car j’étais bien crevé. J’avais vraiment envie de profiter de fraîcheur de la nuit, remplaçant la chaleur harassante de la journée, de me laisser bercer par le train avachis sur un sac et sombrer dans les bras de Morphée. Enfin, il fallait bien que quelqu’un le fasse et je du me dévouer. A la gare, nos amis chauffeurs de taxi nous ont attendu de 19h à 00h30 et ils nous ont conduits à notre gîte… Là, on revient à peine (Delphine, Alpaga, Ocelot, Nandou, Naja et moi) d’être allés chercher quelque chose à bouffer : 6 baguettes et 2 poulets, tout ça à 1h30 du mat’, c’est fou le Mali, essayer de trouver à bouffer à cette heure en France…
DIMANCHE 22 AOUT : Le réveil fut décalé pour tout le monde et chacun arriva au petit déj la tête entre les fesses : « j’ai mal au dos », «tiens, on est le 22 aujourd’hui ? »,« J’ai mal au ventre », « quel est le programme ? »… Au programme, il y avait le bilan de camp, qui fut dans l’ensemble positif, ce qui apporta beaucoup à chacun de faire le point sur le camp. Ensuite nous sommes allés déjeuner dans un snack-bar : « le relax », et vous n’imaginez pas ce que cela peut-être agréable de se gaver de frites, de pizzas et de bières après avoir mangé exclusivement pendant deux semaines du riz, du mil, des bananes ou encore des mangues…. Cet après-midi, nous sommes allés au musée national du Mali, ce qui fut très intéressant puisqu’il retrace toute l’histoire ethnique du pays… Chacun en profita donc à fond, même si comme toutes les conférences, ce fut un peu long et très fatiguant. Puis nous sommes allés au marché artisanal pour faire nos derniers achats… On y était déjà allé il y a deux semaines, mais étant donné qu’il pleuvait, on ne s’était pas rendu compte que les artisans fabriquaient leurs produits sous les yeux des clients : djumbes, bijoux, sacs,….Mais c’était loin d’être terminé, nous avons passé notre dernière soirée dans un petit restaurant modeste, on a bien rigolé, car la carte proposait plein de trucs supers, mais ¼ de la carte n’était pas disponible : « - Bon, je vais prendre des pâtes… ! Ah, heu, il n’y en a plus Monsieur. Il ne reste que du poulet et du riz... Ah bon ! Je vais prendre du poulet et du riz alors… et toi, Ocelot, tu te laisses tenter par le poulet/riz aussi ? » Chacun a tout de même réussit à trouver son bonheur et on a tous passé un e petite soirée très sympa égaillée par la présence de notre guide René (en fait il s’appelle Lamine, mais René ça fait plus européen…) et de notre chauffeur Adama que nous avions invité à dînner. La soirée s’est terminée en boîte, au « Métropolis ». On a bien dansé, bien bu et couché bien tard ! Faut bien ça, pour notre dernière soirée, on a retourné Bamako…
LUNDI 23 AOUT : Réveil tôt, trop tôt, beaucoup trop tôt…évidemment par rapport à notre soirée, puis vers 10h, on a commencer à organiser un minimum l’exposition de la rentrée à la Mairie et le reportage. Ensuite, nous sommes allés à l’agence « Air-afrique » pour enregistrer les bagages et il y avait un problème de billet, sinon ça n’aurait pas été drôle…c’est vrai, merde, on avait rien de mieux à foutre pour notre dernière journée au Mali que de poirauter sous un soleil de plomb pendant plus d’une heures ! Puis, une fois que le problème fut réglé, il nous fallut enregistrer les bagages mais cette fois-ci à l’aéroport, on est donc allé à l’aéroport de Bamako et on est allé occuper l’après-midi au marché artisanal et vers 17 h ; on s’est bien marrer. Sans argent, on a troqué des trucs… Ocelot, le maître en la matière a réussi à échanger un masque africain contre :…sa brosse à dent, son dentifrice et une vieille montre cassée… Enfin, la soirée s’est terminée dans une pâtisserie-restaurant . Pour le moment nous sommes à l’aéroport et on se remet doucement d’une grosse frayeur… Saïmiri avait oublié son passeport dans son sac, qui était déjà enregistré, bref, on a attendu que cette petite mademoiselle aille chercher ses papiers dans son sacs avec un technicien. Heureusement elle les a retrouvés et là, on attend l’heure de l’embarquement. Sauf que tout à l’heure, une nouvelle tuile nous est tombée dessus : l’aileron de l’avion est cassé et on est obligés d’attendre que les techniciens réparent. La moitié des passagers est ici et l’autre moitié est dans l’avion… oui, oui, c’est le bordel (c’est bon la vulgarité parfois). 1h30 (du matin, je vous rappelle !), un homme est en train de nous expliquer que les feux de position ne fonctionnent pas, les mécanos vont essayer un truc pour les réparer, si ça marche on part dans 20 minutes et si ça ne marche pas…on partira demain matin vers 9h00. Et il nous dit ça comme s’il nous demandait, a table, de lui passer le sel…du coup, vu que personne n’a envi de passer la nuit ici, coincé entre deux strapontins, d’autant plus qu’on se pèle les couilles (excusez ce vocabulaire de jeune fou mais merde ils pourrait couper la clim’, il fait vraiment froid !). Heureusement toute angoisse s’envola lorsque l’avion alluma ses feux de position (il était garé juste devant la salle d’attente) et 20 minutes après, on décollait en direction de Paris. Le voyage fut, pour tout le monde, très désagréable…personne ne réussit à dormir à part Ocelot, Naja et Saïmiri, on avait la climatisation en pleine figure, juste de quoi se choper une bonne crève… Puis, il y eut les retrouvailles avec certains visages qu’on avait oublié depuis trop longtemps… Ainsi, le voyage est terminé, chacun est rentré chez soi, des souvenirs plein la tête, avec peut-être encore l’amertume d’avoir quitté Diataya… Dieu seul sait ce que fait Salia, pendant que vous lisez ces pages, il doit être assis sous sa hutte, à regarder ses arbres pousser et repenser à nous…si on a passé un voyage si agréable c’est bien grâce à lui, il nous appréciait, je crois, beaucoup. C’est un homme vraiment exceptionnel, à l’écoute des autres, et plein d’espoir pour le développement de son pays… Je voulais lui rendre hommage à travers ces quelques pages et lui envoyer tous nos remerciements les plus sincères pour la semaine de bonheur qu’il nous a permis de passer. Merci Salia. Merci aussi aux autres, merci à Adama pour sa bonne humeur, merci à maliba pour sa gentillesse et son dévouement, merci à René son humour, merci au tailleur pour son travail, merci à Makka pour son sourire, merci à Bakary pour l’amitié qu’il nous offrit, merci à Bébé pour les nombreux services qu’elle nous a rendu, merci au petit Samba et à Fatime pour les fous rires qu’il provoquaient autours d’eux, merci à Salimane pour sa vivacité, merci à la femme de Salia pour tous ces bons repas, merci au chef du village pour son accueil, merci à l’A.P.E. pour les deux moutons qu’elle nous a offert, merci à Sam pour le match de Foot, merci à Sadio le peintre pour sa gentillesse, merci à tout le village pour son accueil, merci donc à vous tous, j’en oubli sûrement , j’en suis désolé, mais on rencontré tellement de monde. Un grand merci à tous ces gens donc, mais un grand merci, aussi, à la BAU, à Fred qui fut un répondant parfait sur le projet, merci à Margay pour avoir soigné nos bobos avec autant de patience, merci à Ocelot pour le matériel tout fut irréprochable sur la durée du séjour, merci à Delphine pour la gaieté qu’elle traîne avec elle, merci à Sarah pour sa faim spirituelle qui nous apporté à tous, merci à Hervé pour le courage avec lequel il s’est occupé de la trésorerie, merci à Nandou pour son légendaire volontarisme et dévouement, merci à Naja pour sa spontanéité, merci à Saïmiri pour son affection envers le groupe, et enfin, et surtout merci à Alpaga sans qui ce projet n’aurait pas abouti. Merci à vous tous pour ce magnifique voyage… On en a rêvé durant deux ans, on l’a préparé durant deux ans, on en a chier pendant deux ans, mais on l’a fait, merci alors à tous ceux qui nous ont aidés durant ces années, motivé, encouragé, soutenus : Florence, Janô, les chefs, les amis,… et tout les autres. Que ce projet donne la force à ceux qui rêvent de faire de même et qu’il serve d’expérience à ceux qui ne crurent pas en nous, ou qui pensaient que ce projet était trop ambitieux ou peut-être trop fou pour des jeunes de notre âge. Voilà, à la fin de cette page le projet sera pour moi définitivement terminé, j’aurais essayé à travers ce compte-rendu de faire vivre à ceux qui n’ont pas eut la chance de partir les trois semaines de bonheur que nous ont à vécu. Merci à tous.
Coendou. Secrétaire/reporter De la B.A.U. de Boulogne 97/99. Note à la B.A.U. de Boulogne : Voilà, les copains, c’est fini, ce projet clôtura l’aventure que nous avons commencée il y a quelques années en entrant dans le scoutisme… C’est la fin d’une sorte de vie que nous avons menée en parallèle, la vie d’une bande de copains soudés comme on ne l’a jamais vu… Car on aura beau dire, ce ne sera plus jamais comme avant. Finies les escapades dans les bois, la nuit en évitant les chefs, finis les camps où on passait trois semaines de folie, finies les réunions-crise-de-rire qui exaspéraient tant nos répondants, finis les chats sapins, les délires dans le local et les pactes à la con. Gardez bien en mémoire tous ces souvenirs pour ne pas qu’ils se perdent. Enfin, je terminerais en vous remerciant une fois de plus pour votre amitié durant toutes ces années et bonne chance pour la suite. Coen.
tiré du journal tenu par Coendou sur toute la durée du séjour. retour